EDF souhaite redonner au Rhin un aspect naturel et des fonctions écologiques. Pour cela, au nord du pont de la Hardt, l’entreprise s’est inspirée du castor en reproduisant, à l’échelle du fleuve, l’action positive de l’animal bâtisseur sur la vie des cours d’eau, de leur faune et de leur flore.

Bien que très éloigné de l’agglomération, ce chantier de renaturation a surpris et interpelé les habitués de sortie au bord du fleuve. EDF, concessionnaire de l’aménagement hydroélectrique, y poursuit sur 1,5 km, différentes actions entreprises depuis 2013, sur un total de 13 km. Les caractéristiques du tronçon de Fessenheim (écoulement, forme du lit, profils des berges, matériaux disponibles) et l’analyse des opérations menées en amont, ont incité les ingénieurs à y mettre en œuvre plusieurs types de mesures. Le bénéfice en est plus élevé pour la biodiversité.

À l’aide d’engins, dont un tier électriques, qui rendraient jaloux le rongeur, de grandes structures en bois local ont été fichées dans le lit du fleuve. Ces retenues vont créer naturellement des zones calmes et des zones de courant, au gré de ce que le Rhin déposera ou emportera. La création de bras secondaires, de mares et de bancs de graviers permettra au « Vieux Rhin » de retrouver en partie son aspect naturel et son dynamisme vital d’avant les rectifications et endiguements des siècles passés.

L’ampleur de ce projet constitue une première en France. Il servira de modèle pour d’autres projets de ce type et viendra alimenter les études des scientifiques.

Courant avril, l’endroit aura retrouvé son calme. Le Rhin et les saisons poursuivront le travail.