Présentation de la commune

Situation administrative & topographie

District puis arrondissement de Colmar en 1790, arrondissement de Guebwiller depuis 1871, canton d’Ensisheim à partir de 1790. À une altitude moyenne de 205 m, le village s’est établi à la limite de la Hardt grise (basse terrasse rhénane) et de la basse plaine du Rhin (alluvions modernes fines).

Le centre ancien est structuré par la RD468 (nord – sud), ancienne voie Bâle – Strasbourg, et par les rues adjacentes. L’extension actuelle s’effectue notamment le long de la route qui mène au Rhin et des autres voies d’accès, vers Neuf-Brisach, Blodelsheim et Hirtzfelden.

La cité Koechlin, construite dans les années 1950 par Électricité de France, est implantée à un kilomètre à l’est du village, parallèlement à la route qui longe le canal d’Alsace (RD52).

Parchemin de l’an 762 du fond « Munster » – Classement ADHR H 128/1-1 RD762.

Document établi à Oberhergheim, avec la plus ancienne mention du village de Fessenheim. Sighifrid donne à son fils Altmann ses propriétés à Sigolsheim, Ribeauvillé, Bergheim, Altheim, Sassenheim, Heiteren, “in villa vel in fine Fetzenheim marca”, Ensisheim, Dessenheim, Dinzheim et Oberhergheim.

Plan de la commune
Localisation

Horaires de la mairie

Lundi 9 h – 12 h et 15 h – 18 h
Mardi 9 h – 12 h et 15 h – 18 h
Mercredi 9 h – 12 h et fermée l’après-midi
Jeudi 9 h – 12 h et 15 h – 18 h
Vendredi 9 h – 12 h et 15 h – 18 h
Fermée le samedi et dimanche.

Toponymie, armoiries & archéologie

In villa vel in fine Fetzenheim marca en 762, Fezinhaim en 778, Vescenheim juxta Rhenum en 1180, Vessenheim en 1303, Fessenheim en 1619.

Lieux-dits caractéristiques

Viehweg, Grasweg, Zweibäumleweg, Hart, Neugefundland, Sengling, Ochsenmatt, Niederfeld, Rheinwald, Ruschbaumweg, Columbafeld, Burg. Steinbrunn : château disparu, rappelé par la toponymie Schlossmatt ou moulin Schloss Steinbrunn (1576) Cité encore au début de la guerre de trente ans (1627) lors de travaux effectués pour le seigneur de l’époque, Jean Erhard de Falkenstein. Dernières citations en 1728 lors du débat de la construction ou transformation de la nouvelle Commanderie de l’Ordre Teutonique. D’après l’armorial de la Généralité d’Alsace d’HOZIER (1697) : La Seigneurie : porte fascé d’or et d’azur de 6 pièces

La Communauté : porte d’argent à une tenaille de sable posée en pal Aux 18° et 19° siècles la marque de la commune est devenue le fer à cheval que l’on retrouve dans les armoiries actuelles. Armoiries actuelles : d’azur au fer à cheval d’argent ajouré du champ, la coquille d’escargot posée en abîme tournée vers sénestre. Trouvaille néolithique isolée : Le village est situé sur la voie romaine du Rhin, à l’ouest de Fessenheim, parallèle au Rhin, appelée «Römersträssle». Trouvailles mérovingiennes à proximité de la chapelle Sainte Colombe au lieu-dit «Columbafeld» lors de la construction d’un ouvrage de la ligne Maginot, et plus récemment lors de travaux agricoles. Emplacements de huttes / pieux et restes de puits en galets du Haut Moyen-âge dégagés lors des fouilles de sauvegarde dans le cadre de l’urbanisation du quartier lotissement du Bourg.

Économie & société

Jusqu’au 20e siècle, rien ne différencie Fessenheim, village agricole de moyenne importance. En 1760, les terres labourables représentent 72% du finage, tandis que le bois seigneurial en couvre 17%. Les autres activités se réduisent à un moulin, une tuilerie, une scierie, un moulin à huile, etc. En 1975, il reste 25 exploitants agricoles mais la population non active compte autant d’agriculteurs retraités. Le cadastre, établi en 1812, révèle 281 propriétaires et 3 895 parcelles. Au recensement de l’agriculture de 1870-1871, la surface agricole utile (SAU) couvre 1 031 hectares dont 987 de terres labourables ; le cheptel comprend 334 bovins et 554 porcins. Un premier réaménagement foncier a été effectué en 1964 : il a porté sur 1 012 hectares appartenant à 480 propriétaires et a permis de réduire 3 680 parcelles en 1 062 unités. Un deuxième remembrement foncier a eu lieu en 1990. Superficie actuelle du ban communal : 1 840 hectares. En 1620, le village comptait 200 communiants (catholiques de plus de 12 ans), et en 1801, 620 habitants. Les registres paroissiaux remontent à la seconde moitié du 17e siècle (1662 pour les baptêmes, 1663 pour les mariages). En 1836, la population atteint un millier de personnes, mais elle va progressivement diminuer pour retrouver le chiffre du début du 19e siècle : • 1851 : 994 habitants, • 1875 : 808 habitants, • 1893 : 678 habitants dont 654 catholiques, 6 protestants, 18 de confession israélite. Dans les hameaux : 7 catholiques au Schæfferhoff, 5 au moulin et 4 protestants à la tuilerie. En 1910, la commune ne compte plus que 667 habitants et connaît une stagnation jusqu’au lendemain de la deuxième guerre mondiale (1946 : 639 habitants). La croissance de Fessenheim est un phénomène récent lié à l’hydro-centrale électrique puis à la construction de la centrale nucléaire. De 1946 à 1954, le village augmente de 145 % (1954 : 1 568 habitants). Le chiffre de 1975 (1 653 habitants) n’a qu’une valeur relative compte tenu de l’urbanisation en cours à la périphérie du noyau ancien. Population en 1990 : 2 005 habitants, au recensement de 1999 : 2 097 habitants, et environ 2 200 personnes en 2006.

Industrialisation

L’industrialisation est récente bien que ses bases remontent au début du 20e siècle. L’utilisation de la force hydraulique du Rhin et le projet du canal d’Alsace remontent à la veille de la Première Guerre mondiale. Après 1919, la France a la jouissance exclusive des eaux du fleuve et entreprend les premiers travaux d’aménagement (usine de Kembs en 1932). La construction de la centrale hydraulique de Fessenheim s’achève en 1956 et le Président de la République française, M. René COTY, l’inaugure le 8 juillet 1957. Comportant quatre turbines verticales d’une puissance installée de 180 000 kVA sous une chute de 18,5 mètres, l’usine de Fessenheim est implantée sur un bief du Canal d’Alsace, deux écluses de 185 mètres de long sont accessibles aux automoteurs de fort gabarit (1 350 tonnes).

En 1967, le site de Fessenheim est retenu pour l’installation d’une centrale thermique nucléaire, dont les deux tranches d’une puissance de 750 MW à l’origine sont portées à 950 MW en 1970. La technique américaine PWR est adoptée à la place de la filière française initialement prévue. Les travaux débutent en juin 1970, mobilisant des centaines d’ouvriers et de techniciens et se poursuivent malgré les manifestations des opposants au nucléaire. Fessenheim 1, première tranche de la centrale, est mise en service en mars 1977 et couplée sur le réseau national en août 1977. La première tranche a été mise à l’arrêt en février 2020 et la seconde le sera en juin de la même année .

Visiter le site EDF

Seul un embranchement particulier relie encore l’ancienne voie ferrée Mulhouse-Colmar par Neuf-Brisach aux sites industriels des centrales électriques.

La création d’une zone artisanale en bordure de l’agglomération, côté ouest vers Hirtzfelden, et d’une zone industrielle en bordure de la route longeant le Canal d’Alsace (RD52) à l’est du village, permet la création et l’expansion d’un tissu de commerces, d’artisans, de TPE et de PME. Le progrès économique a favorisé le développement de la vie associative dans la commune, notamment par la mise en place d’infrastructures socio-éducatives et sportives de qualité.

Le pont transfrontalier sur le Rhin, construit par les collectivités locales (communauté de communes Essor du Rhin et communes badoises riveraines), inauguré par le Président de la République M. Jacques CHIRAC le 20 mai 2006, a ouvert de nouvelles perspectives pour Fessenheim et son bassin de vie.

Personnalités marquantes

Marc SCHELCHER / SCHOELCHER, né le 26 avril 1766 à Fessenheim, décédé en 1832 à Paris et fabricant réputé de porcelaines fines pendant la première moitié du 19e siècle.
Victor SCHOELCHER, fils de Marc SCHELCHER, né en 1804 à Paris, décédé en 1893 à Houilles (Yvelines). Républicain et anti-esclavagiste, il est sous-secrétaire d’État à la Marine et aux Colonies en 1848. Il met fin à l’esclavage dans les possessions françaises d’outre-mer en préparant le décret d‘abolition.

« Nulle terre française ne peut plus porter d’esclaves » le 27 avril 1848.

Député de la Martinique et de la Guadeloupe, il est banni en 1851 suite à son opposition au coup d‘état du 2 décembre mené par Louis Napoléon Bonaparte. Réfugié à Guernesey, tout comme son grand ami Victor HUGO, il ne cesse de lutter pour le rétablissement de la République dans sa patrie.
Décédé en 1893 à Houilles, Victor SCHOELCHER est inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris. En 1949 ses cendres sont transférées au Panthéon en même temps que celles de Félix ÉBOUÉ, autre grand serviteur de la nation française.
La commune de Fessenheim est jumelée avec la ville de Schœlcher en Martinique. La famille SCHŒLCHER étant issue de Fessenheim, la cité lui rend hommage à travers l’espace Victor Schœlcher, son œuvre.

Patrimoine

L’église paroissiale

Église paroissiale, consacrée en 1774 à sainte Colombe, rénovée en 1869, 1968, 1990 et 2005. Elle présente les caractères habituels du 18e siècle à savoir une large nef plafonnée s’ouvrant sur un chœur arrondi dans un chevet à cinq pans. Le mobilier comprend quelques statues des 18e – 19e siècles, ainsi qu’une Sainte Parenté du 16e siècle. Une grande peinture du 18e siècle représentant saint Augustin (tableau restauré en 2006) surplombe le maître-autel récent d’inspiration baroque. Lors de la rénovation de 1990, les deux autels latéraux consacrés à la Vierge Marie et à saint Sébastien ont été mis en valeur dans leurs formes originales en stuc. L’orgue construit en 1846 par HERBUTE, facteur d’orgues à Marckolsheim, est particulièrement intéressant par la qualité des pièces d’origine. Presbytère catholique avec architecture caractéristique du 18e siècle.

Calvaires

Calvaires des 18e et 19e siècles dans le village et sur le ban communal.

Galerie

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